Petit déjeuner Rive Gauche

Hier matin, les membres de B4C se sont retrouvés pour le « petit déjeuner découverte entreprise » au cœur de Rive Gauche.

Thomas Cornil, gestionnaire du nouveau centre commercial Carolo, nous a non seulement fait visiter les coulisses mais également dévoilé les chiffres clés ainsi que quelques points noirs qu’il reste encore à améliorer.

Rive Gauche contribue indéniablement au redéploiement du quartier de la Ville Basse. Grâce à ses 90 commerces répartis sur 3 niveaux pour un total de 39.000 m², son architecture ouverte sur l’extérieur qui induit une symbiose avec son environnement, Rive Gauche devient un lieu de destination tendance et accueillant.

En 1 mois, ce n’est pas moins d’1 millions de personnes qui ont franchi les portes du centre commercial. En moyenne 45.000 visiteurs sont compté le samedi. Un succès quasi inespéré qui dépasse de 20% les objectifs fixés.

Afin d’assurer le bon fonctionnement du centre, 12 agents de gardiennage garantissent la sécurité du site. L’équipe de nettoyage est composée de 6 personnes, à cela s’ajoute 11 techniciens pour la maintenance, tandis que la gestion en tant que telle est orchestrée par 3 personnes. Sur les 800 emplois générés par l’ouverture de Rive Gauche, on estime à 80% le taux d’employés issus de Charleroi et ses alentours. Primark, par exemple, a opté pour un recrutement via les services du Forem de Charleroi.

Si le succès de l’ouverture du centre dépasse toutes les attentes et réjouit les commerçants, il n’en reste pas moins que des points noirs reste encore à améliorer.

Un centre commercial inscrit en plein centre-ville engendre forcément quelques difficultés en matière d’exploitation, surtout lorsque la surface dédiée aux commerces est aussi importante.

Parmi les soucis rencontrés, Thomas Cornil nous cite :

– Les problèmes de chargement et déchargement : la surface consacrée aux quais de livraison étant limitée et son accès difficile ;

– La fluidité du parking n’est pas encore maîtrisée : le temps pour prendre un ticket, pour que la barrière s’ouvre, etc. étant anormalement long ;

– La gestion des déchets n’est pas optimale : actuellement ICDI ne vient qu’une fois par jour collecter les déchets et le nombre de containers disponibles ne correspond pas au niveau d’exploitation actuel ;

 Il existe pour le centre commercial qu’un seul point sanitaires et les clients se plaignent du prix demandé (70 cents) ;

– Le réseau de coursives n’a pas été étudié pour faciliter la livraison aux enseignes ;

– etc.

Après un mois d’exploitation, il reste encore beaucoup à faire mais Thomas Cornil est confiant. Des solutions existent et vont être mises en place. Notamment une collaboration avec le centre de distribution urbaine pour faciliter les livraisons, des signaleurs ont été déployés pour améliorer la fluidité de la circulation, des discussions avec le SPW sont en cours, des  partenariats avec les transports en commun sont en pourparlers, l’emplacement de sanitaires supplémentaires aux autres niveaux est étudié, le passage plus fréquent de l’ICDI est prévu, un compacteur à cartons a été commandé, etc.

Les débuts sont quelque peu compliqués mais au fil du temps tout cela devrait rentrer dans l’ordre.  A suivre donc…

 

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