B4C Business – Compte rendu conférence Koen De Leus

La révolution digitale: menace ou opportunité ? Quelles répercussions pour les entreprises ? 

1ère Loi : LES GRANDS PROGRÈS TECHNOLOGIQUES NE RENDENT PAS, ENCORE, LES ENTREPRISES PLUS PRODUCTIVES.

Les entreprises fabriquent des produits innovants pour les consommateurs mais ces produits remplacent des produits existants et souvent leurs revenus sont inférieurs au revenu total des produits qu’ils remplacent.

Exemple: L’IPhone remplace la calculette, la console de jeu, le chronomètre, le GPS, etc.

Print Screen 12ième Loi : LES PRODUITS GRATUITS PROFITENT AUX CONSOMMATEURS, PAS AUX PRODUCTEURS.

Exemple de Wikipédia qui contiendrait 20 fois plus d’information dans ses bases de données que l’Encyclopedia Brittanica

3ième Loi: LE SOFTWARE EST EN TRAIN DE DÉVORER LE MONDE ET CRÉE DE NOUVEAUX ÉCOSYSTÈMES.

Achat en ligne – Amazon, Ryanair, Booking.com,…
Economie Collaborative – Airbnb, Uber, …
Internet des objets

4ième Loi: LES ENTREPRISES DOIVENT METTRE SUR PIED UN SERVICE DE MAJORDOME DIGITAL

Les entreprises doivent travailler en étant plus orientées clients qu’orientées produits. Grâce au Big Data, elles peuvent en connaître davantage sur leurs besoins, leurs intérêts, leurs passions, etc.

Print Screen 25ième Loi: LA CONCURRENCE SURGIT DE PARTOUT, À TOUT MOMENT ET SANS PRÉVENIR.

Netflix, concurrent redoutable de Kinepolis par exemple. La digitalisation accroît la concurrence

6ième Loi: TOUT NOUVEAU PRODUIT OU SERVICE DOIT SUIVRE LE PRINCIPE DE “ANGRY BIRDS” : AMUSANT, RAPIDE & FACILE.

Exemple de Hello Fresh, livraison à votre domicile d’un colis avec tous les aliments nécessaires pour cuisiner des recettes originales et fun. Possibilité de récolter des points fidélité pour ensuite acquérir des ustensiles de cuisine ou autres cadeaux.

7ième Loi: LA CLASSE MOYENNE DIMINUE DEUX FOIS PLUS VITE QUE PENDANT LA 2e RÉVOLUTION INDUSTRIELLE.

Le graphique montre une forte diminution des postes moyennement payés suite à la globalisation et la 3e évolution industrielle.
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8ième Loi: NOUS AVONS DÉJÀ VÉCU UNE INÉGALITÉ DE REVENUS AUSSI IMPORTANTE: JUSTE AVANT LA 1ÈRE GUERRE MONDIALE.

La réduction de la classe moyenne va de paire avec une augmentation de l’inégalité sociale. Un revenu de base sera-t-il nécessaire pour le proche avenir ?

9ième Loi: LE TRAVAIL NOUS PROTÈGE DES VICES, DE L’ENNUIE ET DE LA NÉCESSITÉ.

Des études pointent que seul une partie du travail sera automatisée. L’automatisation complète d’un emploi est très difficile. Nous aurons plutôt affaire à des co-bots que des robots.
D’après l’OCDE, seulement 7% des emplois pourront être automatisés.

10ième Loi: MÉTIERS D’AVENIR VERSUS MÉTIERS EN DANGER: POINT DE DÉPART DES FORMATIONS ET DES RECYCLAGES.Print Screen 4

11ième Loi: LA FORMATION CONTINUE EST UNE NÉCESSITÉ.

L’état ainsi que les entreprises doivent offrir davantage de formations. Il faut former une mentalité d’apprentissage permanent.

B4C Réseau – Petit déjeuner découverte Igretec / Soléo

IGRETEC – Visite de Soéo

Le 9 novembre dernier, IGRETEC accueillait les membres du B4C pour une visite complète de son nouveau siège social : Soléo. Près de 40 membres avaient fait le déplacement pour découvrir les secrets de construction de ce bâtiment emblématique du centre-ville de Charleroi.

Une transformation nécessaire

En 1986, IGRETEC et la SMAP (aujourd’hui ETHIAS) emménageaient dans leurs nouveaux locaux, réalisés par le bureau d’études d’IGRETEC, situés au boulevard Mayence à Charleroi.
Suite au développement de ses activités et de ses métiers, le personnel d’IGRETEC était à l’étroit au sein du siège social construit 20 ans plus tôt. Il y a 10 ans, faute de place, la Direction du développement économique, immobilier et territorial mais aussi le Bureau d’Etudes ont migrés, de manière provisoire, vers le bâtiment Eole à proximité de l’Aéroport de Charleroi.
Le projet Soléo est né en 2008 avec pour objectifs principaux de regrouper les services désunis, d’augmenter l’efficacité des échanges et de s’inscrire dans la politique de redynamisation du centre-ville. Un choix simple, vu la copropriété existante, et complexe à la fois, requérant une inventivité importante pour composer avec l’existant, tout en faisant face à des contraintes de taille.

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Positionné à l’entrée de la Ville haute de Charleroi, SOLEO jouit d’une visibilité sans équivalent. La localisation en centre-ville représente une confortable valeur ajoutée pour les occupants qui peuvent profiter au quotidien de la proximité des commerces, écoles et services sis au cœur de ville.

Une conception soignée

Pour la conception du bâtiment, le Bureau d’Etudes d’IGRETEC a accordé un soin tout particulier à la convivialité, au confort, à l’acoustique, à l’ergonomie ainsi qu’aux aspects thermiques et durables. L’accueil des visiteurs est également au cœur de la création : c’est l’image des occupants qui s’y expose et s’y reflète. SOLEO fait la part belle à l’architecture « organique », tout en souplesse et en courbes.

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Extérieurement, il exhibe une « double peau » puisque l’espace de travail est en effet isolé du milieu urbain ambiant au moyen d’un jardin suspendu, zone tampon verte et verticale.
SOLEO est un véritable bijou de par ses performances énergétiques, son utilisation rationnelle de l’énergie, son architecture soignée, ses bureaux de haut standing et par son imposante rotonde.

Des équipements de qualité

Doté d’une batterie d’équipements professionnels, SOLEO pourra répondre aux attentes sécuritaires (contrôle d’accès, détection intrusion, détection incendie, caméras), aux exigences techniques et de confort (convecteurs basse température, chaudière au gaz à condensation, ventilation double flux, free cooling, éclairage LED automatique) et aux besoins d’espace de réunions.

Une rotonde impressionnante

D’une dimension de 20 mètres de large sur 31 mètres de haut, la rotonde pèse 44 tonnes et est composée de 840 pièces ainsi que de 24 modules ayant nécessité 8 transports exceptionnels avec pilote et 40 transports exceptionnels standards.
Nécessitant 6 mois d’étude et 2,5 mois de fabrication, il aura fallu 3 semaines pour la monter entièrement.
Le cube de verre à la vue imprenable sur la Ville de Charleroi pourra être, à terme,  loué pour divers évènements privés ou professionnels. Equipé d’une technologie dernier cri, cet espace polyvalent peut accueillir pas moins de 200 personnes au sommet de SOLEO.

Un bâtiment récompensé

Véritable vitrine du savoir-faire d’IGRETEC, SOLEO s’est vu décerné le prix de Bronze dans la catégorie Construction publique techniquement la plus innovante à l’occasion des Publica Award 2016.
Au travers de cet Award, c’est le travail de qualité accompli par les équipes d’IGRETEC qui fut récompensé et reconnu par le jury.

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Des locataires variés
Soléo est composé de 200 personnes provenant d’IGRETEC mais également du personnel Ethias, co–propriétaire du bâtiment, du SPW et, récemment, du Groupe Eiffage.

Déjeuner-Conférence avec Dominique Demonté

Compte-rendu : Conférence avec Dominique Demonté – Directeur du Biopark.

Lors de cette conférence, plusieurs questions ont été abordées :

1) Comment une région connue pour son acier et son charbon a-t-elle pu acquérir une telle renommée pour ses biotechnologies. Quelles stratégies ont permis ce changement ?
2) Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quels sont nos challenges ?
3) Où pourrions-nous être demain ? Comment peut-on franchir le cap du Pôle Européen de la Biotechnologie vers un Pôle Mondial ?

1) Le Biopark est né d’un pari ambitieux de la part de l’ULB : regrouper sur un même site ses différents chercheurs répartis dans plusieurs endroits et développer la recherche. Le plus ambitieux était de déplacer des équipes installées, notamment, à Bruxelles, Rhode-St Genèse, … A l’époque, Charleroi était loin de représenter la Silicon Valley et ne regorgeait pas de sociétés ou d’instituts dans le domaine …  Mais voilà qu’en 1999 le premier Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires voit le jour avec une petite centaine de chercheurs à Gosselies.
18 années plus tard, ce sont près de 1.200 personnes qui travaillent au sein du Biopark, 30 nationalités sont représentées, 3 centres de recherches y sont actifs et une dizaine de bâtiments accueillent jusqu’à 50 sociétés.

Quelles stratégies ont permis cette mutation de la Biotechnologie Carolo :
– Le premier volet a reposé sur le développement de la recherche par l’intermédiaire de l’IBMM (Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires). Aujourd’hui, nous pouvons nous vanter d’avoir atteint un niveau de recherche d’excellence avec cet institut même si le challenge de la mobilité de nos chercheurs reste un frein à solutionner.
– Un second institut, l’IMI (Institut d’Immunologie Médicale) a développer selon un modèle bien particulier. En 2004, nous étions parmi les premiers au niveau européen à développer un institut sur base d’un modèle de partenariat Public-Privé associant une entreprise privée, le gouvernement et une université.
– Enfin, le CMMI (Centre de Microscopie et Imagerie Moléculaire) est venu renforcer le lien entre académique et entreprises. Pour performer en biotechnologie moléculaire, il fallait se doter d’une plateforme permettant l’imagerie de pointe. Le CMMI est pensé comme un centre de services et dispose de très nombreux équipements ; ce qui le rend unique au niveau belge. Celui-ci a pu voir le jour grâce aux différents partenariats établis, notamment, avec l’UMONS qui a co-fondé le centre avec l’ULB.
 Le premier objectif qui reposait sur le développement de la recherche a pu être atteint grâce à ces 3 instituts. Le second concernant le développement économique.
– Il était important de mettre en place un transfert technologique et donc des structures pour accompagner les académiques et les mettre en relation avec le tissu industriel. L’élément clé a été la création d’un incubateur et d’un centre de formation permettant la création de nouvelles entreprises.
Ensuite, il fallait trouver des partenaires. Ce sont associés, l’ULB, Théodorus (fond d‘investissement de l’ULB), Sambrinvest, Igretec et Heracles ; Ces partenariats permettent de répondre aux besoins d’accès aux technologies, de créer un lien vers le private equity et le public equity, d’articuler une stratégie en concertation avec ce qui se fait au niveau régional,… Cette collaboration a été un autre moment clé pour le développement du Biopark.
– La mise en place d’un centre de formation a permis de répondre au problème du capital humain ; apportant aux sociétés du personnel qualifié dans ce secteur émergent. Entre 850 et 900 personnes sont formées chaque année. Le facteur humain joue un rôle primordial dans la dynamique du campus.
– Enfin, un pool de mentor a été créé ; un réseau d’experts industriels, big pharma, start up, … permettant d’encadrer les nouveaux projets qui arrivent.

2) L’internationalisation du Biopark devrait continuer à s’amplifier. L’ULB est venu s’installer en premier. Ont suivi ses spin offs, ensuite celles d’autres universités. Des sociétés néerlandophones et ensuite des sociétés internationales sont également venues s’implanter au sein du Biopark. Ces dernières représentent un véritable challenge pour l’avenir. Elles permettent de nous positionner sur la carte et le marché européen, créer une image positive et apporter de nouveaux partenariats. L’incubateur présente 19 projets de 8 pays différents !
Notons que la pharma-biotechnologie représente le 1er secteur d’activité en Région Wallonne ; ce qui a également contribué au développement et au succès du Biopark.

3) Quels sont les objectifs pour les 10 prochaines années : Développer les Clusters, booster l’activité de recherche, avoir une réflexion sur la mobilité et le lien avec l’aéroport, développer un centre de protonthérapie,…
Selon Dominique Demonté, si le Biopark veut passer de la division 2 à la première division, il faudra être encore plus ambitieux. Un objectif de 3.000 emplois à 10 ans est envisageable mais pour cela il faudra relever certains défis :
– Le premier frein est structurel. Le manque d’espace pour se développer est évident. Il est nécessaire d’avoir une réflexion spatiale et trouver 30.000 m² pour créer un vrai campus avec des bâtiments à l’architecture pensée, des services, …
– Un second challenge concerne le financement. On doit travailler sur des prises de participation dans des gros fonds d’investissements biotech pour pouvoir financer la création mais surtout la croissance de nos entreprises.
– Pour continuer à croître, la création de partenariats structurés avec des Biocluster à l’international est indispensable : permettre aux sociétés de ces clusters (Asie, USA) de venir chez nous s’ils souhaitent attaquer le marché européen et permettre à nos sociétés d’aller aux USA ou en Asie pour attaquer de nouveaux marchés.
– Améliorer la communication autour du Biopark, l’image qu’il reflète est importante pour notre image à l’international.
– Et enfin, il est primordial de revoir le business model pour établir l’adéquation entre les moyens du Biopark et sa réussite.

En conclusion, la création du Biopark était un pari ambitieux. Aujourd’hui ce pari existe toujours et le grand défi sera de passer d’un pôle européen à un pôle mondial …

 

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Déjeuner-Conférence avec Paul Magnette

C’est au cœur du Bois du Cazier que nous nous sommes retrouvés pour la première conférence du cycles dédié à l’anniversaire des 10 ans de B4C.

Pour cette première conférence nous avons accueilli Monsieur Paul Magnette, Bourgmestre de la ville de Charleroi.

Voici les 15 points à retenir de cette conférence sur le thème du développement urbain et économique de la Métropole Carolo.

1) Pour redresser Charleroi, toutes les forces vives de la région sont nécessaires pour donner l’impulsion. Seule, l’autorité publique ne peut y parvenir. Le monde culturel, le monde de l’entreprenariat, les acteurs du monde sportif, … tous doivent se mettre en mouvement pour assurer le renouveau de la ville.

2) Charleroi est une « petite » ville (200.000 habitants). La dynamique locale est un important accélérateur de relations interpersonnelles. Monsieur Magnette cite Jean-François Thys, économiste Belge : « A l’époque de la globalisation où tout se dématérialise, on a plus encore besoin de territorialiser et de créer des liens directs. Les échanges permettent la naissance de nouveaux projets, de nouvelles idées. »

3)  Objectif pour Charleroi : affirmer la vocation Métropolitaine de la ville. Les métropoles sont des vecteurs économiques par excellence. Il faut concentrer les fonctions urbaines sur un même lieu.

4) Charleroi est une ville jeune, plus jeune que la plupart des grandes villes belges, qui manque encore de clarté. Son tissu urbain ressemble à un « patchwork ». C’est une ville qui a vécu une croissance courte et rapide contrairement à d’autres qui se sont développées sur une plus longue période ; ce qui implique que l’on doit avoir nos propres stratégies, des stratégies adaptées à notre ville.

5) Un premier atout de Charleroi consiste en sa réserve foncière. Plus de 50% du territoire n’est pas urbanisé ; ce qui la différencie de beaucoup d’autres métropoles. On vit mieux et plus longtemps lorsque l’on est en contact avec la nature.

6) Deuxième atout : Charleroi n’est pas une ville concentrique mais polycentrique ; un atout important à l’époque où le flux de mobilité augmente et où la population croît. Nous avons autour de Charleroi, le pôle de Gosselies au Nord, celui de Gilly à l’Est, Marcinelle au Sud et Mont-sur-Marchienne à l’Ouest. Ces pôles permettent d’élargir la zone géographique de la métropole.

7) Sur base d’une étude portant sur l’analyse de « Qui téléphone à qui », on remarque que les « territoires » ne correspondent pas aux frontières provinciales. Pour Charleroi, il y a clairement un débordement qui est opéré sur la province de Namur. Sur base de cette étude, un plan d’actions a été élaboré et un accord entre 29 communes a été trouvé. Ces communes ajoutées à Charleroi rassemblent 550.000 habitants, ce qui équivaut à la taille critique d’une majeure partie des métropoles européennes. Ces communes se sont engagées volontairement à travailler avec la ville de Charleroi. Un tel engagement n’aurait sans doute jamais vu le jour il y a 5 ou 6 ans.

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8) Un travail important a déjà été mené pour renforcer les fonctions de la métropole. Des lieux culturels (BPS22, Rockerill, …), des institutions publiques (Palais de justice), l’hôpital Marie Curie ainsi que le futur hôpital GHDC, la caserne des pompiers, … Tous ces investissements sont relativement neufs et induisent des projets privés (La Manufacture Urbaine).

9) On ne peut avoir de métropole sans habitant. L’habitation est le plus grand défi aujourd’hui pour Charleroi. D’après une étude, les travailleurs de Charleroi n’habitent pas la ville mais 34% d’entre eux sont prêts à venir y habiter à condition de disposer de logements adéquats. D’après cette même étude, ce sont des appartements ou des maisons 2 façades qui seraient souhaités plutôt que des villas avec jardin.

10) L’accent a aussi été mis sur « l’ambiance » au cœur de Charleroi. Une ville ne peut séduire si elle n’est que briques et fonctions publiques. Il faut y vivre des émotions et pouvoir les partager. Le folklore joue une part importante à ce niveau-là. Le Carnaval, Viva For Life, le Marché de Noël, le Parc Reine Astrid avec le Quartier d’Eté, la Brocante des Quais, le stade du Sporting de Charleroi, le Spirou Basket, la Manufacture Urbaine, etc. sont des lieux, des évènements qui permettent aux Carolos de se retrouver en toute convivialité.

11) Un travail de développement urbain de la périphérie de Charleroi sera aussi opéré mais dans un premier temps il était important de se concentrer sur une seule zone afin de ne pas se disperser. D’autres projets vont voir le jour ; notamment deux nouveaux quartiers dont un de 350 logements sur le terril du Sacré Français à Dampremy et un de 650 logements aux Hiercheuses ; le but étant de densifier les zones urbaines avec des logements qui auront une vue tant sur la ville que sur des espaces verts.

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12) La mobilité doit encore être développée, notamment en terminant les lignes de métro / tram et en mettant en place un réseau de bus à haut niveau de service pour reconnecter le tissu urbain au centre-ville.
13)  Quels sont les projets qui doivent encore voir le jour ?
Le Palais des Expositions
Des Jardins Urbains
Le Palais des Congrès
Business Center
La Marina
Développement des formations universitaires
La Cité des métiers
Formation en design
Zénobe Gramme

 

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14) L’emploi à Charleroi : Le développement économique doit venir du tissu entrepreneurial lui-même. Le plan Catch prévoit la création de 8.000 à 10.000 emplois d’ici 2025 dans les domaines de l’aéronautique, des biotechnologies, du digital, …

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15) Pour répondre à l’évolution démographique – une augmentation de 15% de la population en Wallonie d’ici 2050 – le territoire de Charleroi a été divisé en 5 districts de 40 à 45.000 habitants ; l’idée étant de faire de ces districts des villes dans la ville. Chacun de ceux-ci seront autonomes et reliés au centre grâce aux transports en commun. L’objectif est de créer 400 logements par an pour atteindre une population de 250.000 habitants à Charleroi.

 

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Découvrez un extrait vidéo de cette conférence lors de la séance de questions-réponses.

La question posée à Monsieur Magnette par Dominique Demonté était de savoir ce qu’un club comme le B4C pouvait faire de plus pour contribuer davantage au développement de la ville.

 

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Petit déjeuner découverte entreprise à la Manufacture Urbaine

Semaine dernière, nous étions plus de 60 membres présents pour découvrir la Manufacture Urbaine.
Une visite réalisée par Jurgen De Wijn, administrateur de la MU et Luigi Canu, directeur opérationnel.

Vous avez raté la visite de la MU avec B4C. Voici les 10 points à retenir :

1) Leur priorité : utiliser des matières premières de la région – Houblon et orge sont produits par des agriculteurs locaux.
2) Un de leurs objectifs : diminuer un maximum les intermédiaires et donc les transports – économie et écologie !
3) Utilisation de la technologie: possibilité de produire en petite quantité des produits de qualité. Utilisée également pour le nettoyage des cuves, celle-ci permet d’assurer un nettoyage parfait.
4) Le savoir n’a plus de limite: possibilité de partager les connaissances avec le monde entier. La MU va prochainement partager sa recette de la bière 350 avec un producteur au Canada qui, lui, partagera la recette de sa meilleure bière pour être brassée à la MU.
5) D’ici la fin d’année prochaine, toutes les livraisons seront faites avec des camionnettes électriques.
6) Une plate-forme e-commerce avec les produits de la MU va être mise en ligne… si vous acceptez d’être livré en 48 h, la MU garantit une livraison 0% CO2 !
7) Tous les pains sont préparés avec des farines de la région et à l’ancienne avec du levain. Dans peu de temps, ils travailleront également avec des farines Bio pour proposer des pains Bio.
8) Leur concept : trouver des vieux bâtiments, les rénover et surtout garder leur âme. Prochainement, ouverture d’un restaurant Bistronomique à la place Buisset et un autre projet de construction est en cours au Quai11. (Investissement de 3,5 millions pour la MU, 1,5 million pour le restaurant Bistronomique).
9) Rien n’a été inventé, ils refont ce qui se faisait il y a 50-60 ans en y ajoutant de la technologie. On revient à un système où l’essentiel porte sur l’homme et le produit. Et les gens en sont demandeurs !
10) Leur objectif est de partager ce lieu (la MU) avec le monde socio-culturel: artistes peintres, groupes de musique
Pour conclure, nous citerons Jurgen Dewijn : « Lorsque l’on a fait le barbecue de B4C sur la Placerelle, le coucher de soleil, les péniches qui passaient sous le pont, Thy-Marcinelle en arrière-plan… on se serait cru à New York ! C’était magnifique. Il y a encore une quantité de choses à faire à Charleroi et personnellement je ne supporte plus les gens qui critiquent cette ville. Nous devons être fières d’être Carolos. »
La MU en chiffres :
– 2 000 plats préparés par semaine
– 4 000 litres de bière par semaine
– 30 kg de café par semaine
– 200 kg de pain par semaine
– 22 emplois et encore bien d’autres à venir grâce aux futurs projets.

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B4CRéseau – Cocktail de rentrée 2017

 

 

Jeudi dernier, nous étions 250 membres et invités pour le Cocktail de rentrée de B4C. C’est entourés d’anciens tramways que nous nous sommes retrouvés pour passer une soirée d’échanges en toute convivialité, au Musée du Tramway Vicinal à Thuin. L’occasion également de découvrir des produits wallons grâce aux échoppes proposées par le Traiteur Vray sur le thème de la gastronomie wallonne.

Au menu:
Tomates de Mautitchi & Mozzarelle de Buffl’Ardenne
Truite saumonée en pickels d’aromates
Pâté Gaumais de la maison Thomas et tarte al djote
Filet pur de porc Colombus rôté au beurre de ferme
Plateau de fromages du Terroir Wallon
Café Liégeois « minute »

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Déjeuner-Conférence avec Sébastien Brunet

 Mardi 31 mai, le B4C accueillait Sébastien Brunet,  pour un déjeuner-conférence autour du thème: les chiffres et la prospective. Voici les 10 points à retenir suite à cette conférence.

 

1)      L’IWEPS est un institut scientifique qui établit des statistiques pour la région wallonne. Il a pour rôle de construire des données statistiques pérennes dans le temps et non sujettes à des variations en fonction des couleurs politiques. L’IWEPS réalise des travaux d’évaluation des différentes politiques publiques et opère à des travaux de recherches à la demande d’entreprises, d’organismes ou tout autre. Enfin, l’IWEPS a pour fonction de mettre en place des méthodologies de prospectives.

Cet institut compte 58 employés dont 42 chercheurs avec des profils interdisciplinaires.

Le site www.walstat.be, reprend toutes les statistiques et recherches réalisées par l’IWEPS. Ces données sont obligatoirement publiques ainsi que la méthodologie utilisée.

Exemples d’études réalisées par l’IWEPS :

          L’espérance de vie par commune en Wallonie

          La part des 60 ans et plus par commune en Wallonie

          Le nombre d’habitants en 2035 par commune en Wallonie

          Etc.

 

2)  La prospective se caractérise par 2 piliers : ce qui peut être prédit avec une certitude non négligeable telles que par exemple : la météo, quelques maladies, la démographie, … ; et ce qui est impossible à prévoir tel que l’avenir de notre démocratie, par exemple.
La prospective, ne considère pas le futur comme une réalité qui va arriver. Elle est dans une logique de mobilisation et de construction du futur.

 

3)      Pour répondre au concept de prospective, il faut mettre en place une démarche qui consiste à identifier les futurs possibles. Le but n’est pas de faire des prévisions ou des prédictions mais de construire un processus pour que ce que l’on souhaite puisse arriver. Cette démarche imprègne une réelle volonté d’optimisme.

 

4)      Voir loin et voir large : Une vision à long terme est plus pertinente qu’une vision à court terme. Dans la même optique, il est important d’ouvrir les œillères et réfléchir à une approche qui ne se cantonne pas à ce que l’on fait d’habitude. Par exemple : côtoyer des acteurs économiques qui travaillent dans d’autres secteurs que le nôtre pour voir et réfléchir plus large, aller à la rencontre de personnes avec un autre background, une autre expérience. Nous devons éviter d’être toujours avec les mêmes personnes et chercher ceux qui seront capables de nous contredire pour nous faire progresser.

 

5)      La prospective se veut être une démarche collective. Les citoyens ont leur avenir en main. Ils sont acteurs de celui-ci. On parle d’«ancapacitation ». Chacun participe, à son niveau, à la construction des futurs souhaitables. Acquérir l’avis de tiers, de personnes « non-expertes », est également indispensable. Il est regrettable de constater que rares sont les initiatives qui impliquent les citoyens.

  

6)      En adoptant une démarche de prospective, en ouvrant le débat à d’autres acteurs, un phénomène de convergence d’opinion s’observe. Cette mise en application devrait être portée par les politiques et les entreprises. Avoir des citoyens ou des employés impliqués dans la prise de décision engendre un intérêt plus important et permet un enrichissement de la démocratie. Le but n’est pas de remplacer l’élu ou le patron mais bien de le compléter, de le renforcer.

 

7)      A la prospective, il faut nécessairement lier des actions concrètes à la réflexion. Sans action, le travail de prospective n’a pas de sens.

 

8)      Il est important de se créer des espaces temps dédiés à la réflexion, des moments favorables pour prendre le temps de penser à l’avenir. Les démarches prospectives sont extrêmement rares aussi bien en politique qu’en entreprise, or elles sont nécessaires.

 

9)      Nous vivons dans une société où le phénomène d’impuissance est omniprésent. Cette sensation de « ça ne sert à rien … », « c’est trop compliqué à changer », « c’est impossible à faire », « ça prendrait trop de temps », … doit être dépassée. Nous devons sortir de ce sentiment d’impuissance, et cesser de reproduire ce message négatif et pessimiste.

 

10)   Réfléchir ensemble, se projeter dans « les futurs », c’est se donner une chance de penser différemment aussi bien au niveau individuel que collectif. Etre détenteur d’un pouvoir à mettre au service de soi, des autres, d’une entreprise, d’une région, d’une institution, … une nécessité de penser à demain ensemble !

 

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Découverte entreprise: Hotel Vandervalk Airport Charleroi

Jeudi dernier, les membres du B4C se sont réunis au Van der Valk Hotel Charleroi Airport pour une visite découverte entreprise.

Après avoir profité d’un excellent petit-déjeuner au buffet de l’hôtel, dans la partie entièrement rénovée du restaurant, les membres ont pu découvrir dans les détails les installations continuellement adaptées aux besoins des clients.

Parmi ceux-ci, contrairement à ce que l’on pourrait penser, seul 10 % représentent la clientèle « aéroport », a confié David Dillen, Hotel Manager et cousin de Ben Wohrman, CEO.

10% c’est peu et pourtant, les 2 jeunes dirigeants ont voulu apporter du service supplémentaire à cette cible particulière. Après voir mis en place le « Sleep, Park and Fly ! » – une formule mini prix qui permet au voyageur de dormir une nuit à l’hôtel et d’y laisser son véhicule durant toute la durée de son séjour – ils mettront en place, dans les prochaines semaines, un desk d’enregistrement de bagages juste à côté de la réception. Les clients voyageurs pourront, dès lors, « checker » leurs bagages avant même d’être à l’aéroport et ne devront plus s’occuper de rien. Une primeur en Europe !

En dehors de cette clientèle spécifique, ce qui fait du Van der Valk Hotel Charleroi Airport un succès, est sans nul doute sa flexibilité au niveau des horaires et du service. Une réception 24h/24, un early breakfast à partir de 4h30 du matin, un tout nouvel espace restaurant qui propose aussi bien un lunch rapide à petit budget, qu’une carte « brasserie » mais aussi une carte plus élaborée avec menu « gastronomique ».

L’Hotel Van der Valk propose également à sa clientèle 13 salles polyvalentes pour des réunions d’affaires, fêtes ou tout autre évènement ; leur capacité allant de 5 personnes (location d’une suite avec cuisine et espace réunion) à 500 personnes.

Leur grand défi… trouver du personnel d’exception ! Non seulement il faut trouver du personnel trilingue mais il faut aussi des employés qui répondent aux valeurs de la famille ; la chaîne d’Hôtel Van der Valk étant une société familiale. Ces personnes doivent également être très flexibles au niveau des horaires et plus encore… être passionnées par leur métier.

Les perspectives d’avenir sont très enthousiastes. En plus de la direction de l’Hôtel Van der Valk de Nivelles, Verviers, et l’ouverture de celui de Mons, la famille se lance dans un nouveau projet de construction … en plein cœur de Charleroi ! Nous vous tiendrons informés de la prochaine visite !

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Petit déjeuner Rive Gauche

Hier matin, les membres de B4C se sont retrouvés pour le « petit déjeuner découverte entreprise » au cœur de Rive Gauche.

Thomas Cornil, gestionnaire du nouveau centre commercial Carolo, nous a non seulement fait visiter les coulisses mais également dévoilé les chiffres clés ainsi que quelques points noirs qu’il reste encore à améliorer.

Rive Gauche contribue indéniablement au redéploiement du quartier de la Ville Basse. Grâce à ses 90 commerces répartis sur 3 niveaux pour un total de 39.000 m², son architecture ouverte sur l’extérieur qui induit une symbiose avec son environnement, Rive Gauche devient un lieu de destination tendance et accueillant.

En 1 mois, ce n’est pas moins d’1 millions de personnes qui ont franchi les portes du centre commercial. En moyenne 45.000 visiteurs sont compté le samedi. Un succès quasi inespéré qui dépasse de 20% les objectifs fixés.

Afin d’assurer le bon fonctionnement du centre, 12 agents de gardiennage garantissent la sécurité du site. L’équipe de nettoyage est composée de 6 personnes, à cela s’ajoute 11 techniciens pour la maintenance, tandis que la gestion en tant que telle est orchestrée par 3 personnes. Sur les 800 emplois générés par l’ouverture de Rive Gauche, on estime à 80% le taux d’employés issus de Charleroi et ses alentours. Primark, par exemple, a opté pour un recrutement via les services du Forem de Charleroi.

Si le succès de l’ouverture du centre dépasse toutes les attentes et réjouit les commerçants, il n’en reste pas moins que des points noirs reste encore à améliorer.

Un centre commercial inscrit en plein centre-ville engendre forcément quelques difficultés en matière d’exploitation, surtout lorsque la surface dédiée aux commerces est aussi importante.

Parmi les soucis rencontrés, Thomas Cornil nous cite :

– Les problèmes de chargement et déchargement : la surface consacrée aux quais de livraison étant limitée et son accès difficile ;

– La fluidité du parking n’est pas encore maîtrisée : le temps pour prendre un ticket, pour que la barrière s’ouvre, etc. étant anormalement long ;

– La gestion des déchets n’est pas optimale : actuellement ICDI ne vient qu’une fois par jour collecter les déchets et le nombre de containers disponibles ne correspond pas au niveau d’exploitation actuel ;

 Il existe pour le centre commercial qu’un seul point sanitaires et les clients se plaignent du prix demandé (70 cents) ;

– Le réseau de coursives n’a pas été étudié pour faciliter la livraison aux enseignes ;

– etc.

Après un mois d’exploitation, il reste encore beaucoup à faire mais Thomas Cornil est confiant. Des solutions existent et vont être mises en place. Notamment une collaboration avec le centre de distribution urbaine pour faciliter les livraisons, des signaleurs ont été déployés pour améliorer la fluidité de la circulation, des discussions avec le SPW sont en cours, des  partenariats avec les transports en commun sont en pourparlers, l’emplacement de sanitaires supplémentaires aux autres niveaux est étudié, le passage plus fréquent de l’ICDI est prévu, un compacteur à cartons a été commandé, etc.

Les débuts sont quelque peu compliqués mais au fil du temps tout cela devrait rentrer dans l’ordre.  A suivre donc…

 

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